Contribuer, par une prise en charge efficiente des dimensions sociales, à une amélioration durable des conditions de vie des populations cibles et à l’intégration urbaine des quartiers produits dans le cadre de la résorption de l’Habitat insalubre.
Dans la pratique…
A travers plusieurs conventions signées avec divers opérateurs, l’ADS intervient directement sur le terrain en tant qu’opérateur social au quotidien et au plus près des populations.
Cette position d’acteur de terrain permet à l’Agence de développer et d’affiner la méthodologie et les modes opératoires de l’accompagnement social et de la MOS. C’est une action que l’ADS considère comme stratégique dans ce domaine
Partant de sa mission de service public, et tenant compte du caractère nouveau de ce domaine d’intervention, l’Agence de Développement Social a contribué à la réflexion et à l’élaboration d’une méthodologie et d’un référentiel métier de l’Accompagnement Social.
Ce travail s’est appuyé sur la capitalisation des enseignements et modes opératoires mis en œuvre dans les projets où l’Agence est impliquée, mais également ceux portés par d’autres opérateurs.
La production, en partenariat avec le Ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, l’Agence Française de Développement et avec la participation effective d’Al Omrane et d’autres opérateurs urbain et sociaux, du « Guide de l’Action sociale dans les projets de résorption de l’habitat insalubre » vient couronner ce travail engagé depuis plusieurs années.
Ce document dont la diffusion officielle intervient fin 2007 et fait l’objet d’une stratégie de communication commune aux différents partenaires, constitue un document référentiel et le socle nécessaire à une large diffusion et une généralisation de la MOS et de l’accompagnement social
La pénurie en ressources humaines dûment qualifiées, constitue un frein sérieux à la généralisation de la MOS. Certes les projets portées par l’Agence constituent un vivier important de professionnels qualifiés, mais leur nombre reste largement insuffisant au regard du besoin national et de l’enjeu du secteur.
L’ADS a donc inscrit la formation des agents MOS comme axe stratégique de son intervention dans ce domaine pour l’année 2008. Le Guide de l’Action sociale dans les projets de résorption de l’habitat insalubre constituera un matériau capital pour la production de modules de formation ciblés et adaptés.
Capitaliser et rebondir….
Outre l’intérêt qu’elle représente pour la réussite de la politique publique en matière de résorption de l’habitat insalubre, l’action de l’ADS en matière de MOS a permis de construire une réelle connaissance et un véritable savoir faire en matière d’action de proximité en milieu urbain défavorisé.
Que ce soit par les capacités de médiation et de contact acquises, les connaissances fines des problématiques sociales en milieu urbain ou l’expérience développée dans l’action de proximité et d’encadrement des groupements communautaires, les compétences acquises par l’ADS constitue un capital professionnel à investir dans l’action sociale urbaine et dans la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale dans les quartiers défavorisés.
Ne pas produire la ville par le bas pour éviter l’anarchie urbaine, ne pas produire la ville par le haut pour éviter la déconnexion avec les réalités du quotidien, donner une place à chacun et faire du citadin un citoyen actif, jouissant de la plénitude de ses droits et respectueux de ses devoirs.
Deux approches majeures guident notre action en milieu urbain :
D’une part, le souci de promouvoir et de contribuer à la mise en œuvre d’un développement intégré, à l’échelle d’un territoire d’action, dont la pertinence et le périmètre sont interrogés et définis avec l’ensemble des acteurs concernés. Certes, une priorité nous est dictée par les déficits sociaux de certains quartiers, dont les plus défavorisés ont été identifiés par l’INDH, et bénéficient de la primauté de l’action dans ce cadre.
Toutefois, le développement d’un quartier urbain ne peut et ne saurait être efficacement abordé s’il n’est remis dans le contexte plus large de la Ville, de ses dynamiques, flux… et des interdépendances fortes entre l’ensemble de ses composantes.
Cela sous-tend une appréhension de la Cité non comme la somme de sous ensembles urbains mais comme un système complexe où des parties agissent, interagissent et s’articulent pour générer des espaces d’intégration ou d’exclusion.
D’autre part, dans un contexte de décentralisation et de renforcement de l’Etat de Droit et de la démocratie, le champ de compétences des élus locaux s’élargit et la société civile émerge et s’impose progressivement comme un acteur incontournable du champ social et civique et comme un partenaire de bonne gouvernance des politiques publiques, tel que l’évoquait Sa Majesté dans son discours du 18 mai 2005.
Les comités de développement humains institués par l’INDH à différents échelons (local, provincial et national) consacrent la nécessité de créer des espaces et des outils de concertation et de planification commune de l’action, associant les différents acteurs et protagonistes de l’Urbain et où la mutualisation des moyens et des compétences permet de renforcer les capacités de tous et de pallier aux insuffisances de chacun.
A leur instar, des espaces de gouvernance, des plateformes de planification et d’action participatives et contractuelles tels que des fonds ou contrats locaux de développement social urbain doivent donc être promus.
Ces espaces, au delà de leurs mise en place, doivent être accompagnés par un renforcement de leurs capacités aussi bien collectives (en tant que comités) qu’individuelles (en tant qu’organismes et individus composant ces comités) et par le transfert d’outils et de méthodologie de diagnostic, de planification, d’action et de suivi.
C’est de la combinaison de ces deux approches que résulte le paradigme dans lequel s’inscrit notre action en milieu urbain.
Il s’agit donc pour nous de promouvoir un Développement Social Urbain participatif où la Ville est considérée dans sa globalité, sans pour autant renier les spécificités propres à chaque quartier ou groupe social, et son développement comme le fruit de l’action et de la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs qui y vivent, en vivent et la font vivre.
Cette conception ne doit toutefois pas occulter la nécessité d’inclure la Ville dans un espace plus large. Il est en effet primordial de penser la ville en relation avec son espace régional, le réseau urbain dans lequel elle s’inscrit et au-delà, les réseaux de villes auxquels elle est susceptible de participer.
C’est une approche globale et systémique qui tient compte de la complexité de la ville, des spécificités de ses composantes et des dynamiques des différents espaces dans lesquels elle s’inscrit.