La politique territoriale de l'Agence de Développement Social vise à intégrer les actions de développement dans une dynamique spatiale et stratégique, conformément à la philosophie de l’INDH.
Dans ce cadre là, l’objectif premier de l’agence est d’appuyer l’autonomisation de ces territoires par la formation et le renforcement des capacités des acteurs locaux. Elle permet aussi à l’Agence de Développement Social d'assurer une meilleure proximité avec les populations dans le cadre de l'accomplissement de ses missions.
Le concept du territoire désigne ici un quartier, une commune, une région, voire la prééminence d'une problématique ethnique, sociale ou culturelle. Le ciblage territorial se fait sur la base de critères précis, parmi lesquels on peut citer :
Testé pour la première fois en 2004, le ciblage a été généralisé dès l’année suivante.
C'est la possibilité de renforcer la concertation et la coordination autour d'actions concrètes qui donne à l'approche territoriale toute sa pertinence. Elle permet en effet de mieux diagnostiquer la demande sociale du territoire concerné et d'élaborer un plan de développement local dans un cadre participatif et dans le respect des prérogatives de chaque intervenant.
La politique territoriale de l'ADS se manifeste notamment dans l'appui que l'agence porte à la mise en œuvre de l'Initiative Nationale de développement Humain (INDH). Cet engagement s'est renforcé par la signature, le 22 septembre 2006 à Béni Mellal, d'une convention cadre entre le Comité de Pilotage de l’INDH et l'ADS.
Convention qui a pour objectif d’aider les acteurs locaux, particulièrement les communes rurales, les équipes d'animation et les associations, à se professionnaliser davantage dans le domaine du développement local pour jouer un rôle plus actif et plus efficace.
Cette approche a également permis de renforcer la coopération entre l'ADS et les collectivités locales, avec la mise en place de Fonds de Développement Local (FDL). Initié par l’ADS en concertation avec la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL), ce cadre de partenariat contractuel a permis d’alléger la lourdeur et la complexité des procédures propres aux collectivités locales, pour accélérer la réalisation des projets de développement.
L'approche au niveau de la région se fait à travers les Coordinations Régionales. Ces structures autonomes (aujourd’hui au nombre de 16) permettent à l'ADS de mieux identifier les besoins de la population et d'assurer une meilleure couverture géographique.
Chaque Coordination Régionale de l’ADS dispose de moyens humains et matériels : au minimum un local, un véhicule, quatre cadres (coordonnateur, agent de développement, chargé de projet, cadre administratif), auxquels peuvent s’ajouter un ou plusieurs collaborateurs temporaires (en CDD) en fonction des besoins.
Depuis leur création, l'autonomie des Coordinations Régionales de l’ADS s'est développée de manière progressive, en fonction de la demande qui se fait ressentir dans chaque région et de la réactivité des acteurs locaux.